E. LEJEUNE SUITE 

                               
La 2ème exposition a eut lieu le 26 janvier 1917, sans offrir de richesses en puissance comparables à celle de la précédente, dont il serait hasardeux de chiffrer la valeur actuelle des Matisses, Picassos, Modiglianis et Kislings qui y figuraient, était cependant des plus honorables, Othon Friez, Vlaminck, Hayden, Séverini et André Lhote y participaient  ainsi que, Olga Sacharoff  et  Marevna, amie  de Diego Rivera .

                                              Le carton d’invitation était une gravure de André Lhote dans le style  cubiste qui était alors le sien.

      

 L’exposition suivante de moindre importance se fit le 23 novembre 1917, étaient exposées des toiles de René Durey, Gabriel Fournier, Emile Lejeune, Moricand, Kisling, Henry de Waroquier. Ce dernier y a peint le carton d’invitation. Joe Zadkin et Morgan Russell peintre américain, se joignirent a eux. 

             le  catalogue  par Henri de Wariquier                                                                

  Malgré les influences desonenvironnement, Emile Lejeune est resté un peintre sincère, droit et honnête envers lui-même. Il savait apprécier les œuvres de ses amis, mais ce n’était pas dans son tempérament de trop s’écarter du classique. Les formes et les couleurs pour lui devaient être identifiables donc figuratives. Dans sa façon d’éxecuter une toile, il était plus près de Pierre Bonnard ou d’André Derain qu’il connaissait personnellement. C’est incroyable de penser que Emile Lejeunedont la peinture est, on peut plus réaliste, en dehors de Vermeer ou de Rembrandt, préfère la peinture de Soutine tellement opposée à la sienne.
Kisling, qui lui donnait quelques conseils sachant qu’il travaillait à ses études aussi longtemps que le sujet n’était pas abouti, lui dit un jour " Ce n’est pas la bonne méthode, il ne faut pas vous éreinter sur une peinture, mais l’exécuter rapidement. Vous arriverez ainsi à en avoir un petit stock et vous allez l’offrir à un marchand ou à un amateur à prix raisonnable, pour qu’ils soit tenté de vous l’acheter". Il savait que ses amis d’aujourd’hui seront les grands peintres de demain, il avait confiance en son jugement. Avec la vente de ses toiles, il acheta des œuvres de Soutine, Kisling, Modigliani et d’autres. Emile Lejeune était au sommet de son art , que se soit ses dessins, ses pastels ou ses huiles , son geste était rapide et juste, ses œuvres abouties. On ne peut rien ajouter ni soustraire. Il fait partie des grands peintres, trop peu connus du grand public. D’aucun se demanderont comment cette belle aventure s’est terminée. Suite à des envahisseurs, il ne se sentait plus très bien rue Huyghens. Demeurant non loin de là rue de la Grande-Chaumière, ce n’était qu’un défilé de personnes, pour offrir leurs concours pour les concerts. Aussi il trouva un atelier dans l’immeuble qui abrita à la fois le théatre Michel et celui des Mathurins, ce qui lui permit de travailler sur des décors de théatre. Il ne remis plus les pieds rue Huyghens. Cependant, les concerts s’y poursuivaient. Plus tard, Emile Lejeune s’est installé à Cagnes avec sa famille. Il travailla beaucoup à Nice et dans la région. Il s’est éteint en 1964, lors d’un retour à Genève pour y écrire ses mémoires. Emile Lejeune Nature.Morte HSP Emile Lejeune Le Nu au lit Napoléon III HST Emile Lejeune G.I. Nice 1945 En 1945, Emile Lejeune prit plaisir à croquer des G.I. qui ont participés au Débarquement.

Blibliographie du peintre :

 Catalogue du Musée de l’Orangerie

 Kiki et Montparnasse par Billy Kluver et Julie Martin 

 Catalogue raisonné de Chaim Soutine , chemise du catalogue

L’ŒIL revue d’art n° 476 du 19.3.1964

Tribune de Genève "Montparnasse et l’Epoque Héroïque "

 Plusieurs articles du 25 janvier au 19 mars 1964 

"Souvenirs d’Emile Lejeune " du 19 novembre 1965.

 TELEVISION FR3 "Les Heures Chaudes de Montparnasse"